Samuel Aznar

Pianiste

Critiques de musique de chambre

                                                                                     

Les matinées ensoleillées de Baden-Baden

Samuel Aznar – Baden-Baden, le 18 juin 2017 (Critique Accent 4)

Loin des concerts-évènements et des soirées de gala, les ‘’matinées’’ de Baden-Baden sont souvent l’occasion de découvrir des artistes et des formations peu connus du grand public, mais qui mériteraient de l’être davantage. Il en est ainsi de la formation composée des soeurs Skride, Baiba et Launa, l’une violoniste et l’autre pianiste, de Lise Berthaud à l’alto et de Harriet Krijgh au violoncelle.

Ce matin du 18 juin, le temps était au beau, et les allées clairsemées du Festpielhaus étaient là pour nous le rappeler. Mais un défaut d’affluence peut avoir ses avantages : l’ambiance semble plus conviviale, plus détendue que de coutume, et donne au mélomane averti la sensation que les artistes qu’il a sous ses yeux ont d’autant plus de plaisir à livrer le fruit mûr de leur travail.

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Martha Argerich : Trois stars pour le prix d’une !

Samuel Aznar – Baden-Baden, le 5 mars 2017 (Critique Accent 4)

À l’occasion de son 70ème anniversaire et du 20ème anniversaire de la Kremerata Baltica, l’orchestre de chambre qui porte bien son nom, le violoniste letton Gidon Kremer a vu les choses en grand. Depuis le début de l’année, il a donc entamé une tournée de plusieurs mois à travers le monde, avec à la clé plus d’une quarantaine de dates aux États-Unis, au Canada, en Asie, mais aussi en France, en Espagne, en Italie, et…au Festspielhaus de Baden-Baden, où nous avons eu le plaisir de faire partie des happy few à lui souhaiter happy birthday.

Pour ce concert placé sous le signe de la bonne humeur et du partage, Gidon Kremer et la Kremerata Baltica avaient fait appel au talent de deux invités de marque ; deux pianistes issus de l’ancienne et de la nouvelle génération, deux pianistes dont le nom résonne agréablement aux oreilles des mélomanes et suffit généralement à provoquer chez eux un petit frisson d’excitation et d’admiration mêlées  : Martha Argerich et Lucas Debargue.

C’était donc trois stars pour le prix d’une que nous allions écouter. Le jeune Lucas Debargue était chargé d’ouvrir la soirée, avec le méconnu Quintette pour piano op.18 de Mieczyslaw Weinberg, puis dans un style plus « traditionnel », Gidon Kremer et Martha Argerich enchaîneraient avec la Sonate pour violon n°1 op. 105 de Robert Schumann, avant de conclure par une adaptation pour violon, piano et orchestre, du Double Concerto pour violon, harpe et orchestre de Mozart.

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3ème Festival Piano au Musée Würth – Carrefour de Générations (Compte rendu)

Samuel Aznar, le 27 novembre 2018 (Concert Classic)

Inauguré par Jean-Marc Luisada, parrain de la 3e édition, le festival alsacien Piano au Musée Würth aura comblé les désirs des amoureux de clavier en les conviant à des concerts de haute gastronomie pianistique. Des rendez-vous où pouvait se faire sentir, cette année tout particulièrement, la diversité d’une programmation ouverte à toutes les générations d’interprètes. Que ce soit avec la nouvelle, incarnée par un Alexandre Kantorow qui n’en finit pas de susciter l’enthousiasme, ou celle des aînés (Marie-Josèphe Jude en piano classique et André Manoukian en piano jazz par exemple), cette cuvée 2018 fut à n’en pas douter une belle réussite.
 
Une programmation intergénérationnelle à l’image du dernier après-midi, où le duo Emmanuel Coppey/Guillaume Bellom, respectivement 19 et 26 ans, partageait l’affiche avec une des figures tutélaires du piano français.

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